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Pourquoi aides auditives et langue des signes sont la combinaison gagnante

langue des signes

La communication est un art complexe, propice aux malentendus. Il est parfois difficile de se comprendre, même lorsque l’on entend tous les sons. Alors, ajoutez une perte auditive à ce savant mélange et le couac de communication devient plus que possible. 

Lorsque le diagnostic de perte auditive légère à modérée est tombé pour notre fille, nous avons opté pour un plan de communication « bilingue », passant par des aides auditives et la langue des signes. Les appareils lui donnent accès aux composantes sonores du discours et la langue des signes est l’option de communication de sécurité.

Il est bon d’avoir le choix

Le proverbe dit qu’« Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». En d’autres termes, ne pas tout miser sur une seule option. D’où notre plan de communication bilingue.

Les aides auditives sont résistantes mais ne sont pas indestructibles. Ma fille peut se montrer un peu brusque avec ses appareils, ce qui ne leur réussit pas toujours.

Par exemple, il y a peu, elle est parvenue à en attraper une sous son bonnet, et l’a portée à la bouche alors qu’elle mangeait de la compote. La compote est entrée dans l’aide auditive qui a cessé de fonctionner. Nous avons dû l’envoyer en réparation, ce qui a pris une semaine.

« Récemment, elle est parvenue à en attraper une, sous son bonnet, et l’a portée à la bouche alors qu’elle mangeait de la compote. »

Une autre fois, à cause d’une otite, elle n’a pas pu porter son appareil pendant trois jours.

Or, avec une seule aide auditive, elle a plus de mal à entendre. Elle réagit moins à nos voix. Sa langue maternelle, l’anglais, était approximative et c’était inquiétant. Heureusement, nous avions la langue des signes et avons pu nous adapter.

La communication bilingue peut supprimer un peu la peur de l’inconnu

Autre raison pour laquelle nous aimons notre plan de communication bilingue, c’est qu’il la protège de l’inconnu.

À l’instar de nombreux parents, nous ne connaissons pas la cause de la perte auditive de notre enfant. De fait, nous ne savons pas si elle est susceptible de progresser.

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Le récent test en cabine passé par notre fille laisse penser que sa perte auditive va évoluer vers un degré plus sévère. Nous en saurons plus dans deux mois lorsqu’elle pourra passer un test ABR automatisé. En attendant, nous ne savons pas de quel accès au son elle bénéficie vraiment.

Il est essentiel de soutenir l’acquisition du langage chez un enfant malentendant. La langue des signes nous permet d’être sûrs qu’elle est exposée au langage malgré une évolution possible de son état. Cela la protège de toute privation de langage.

Éviter la privation de langage

La privation de langage survient lorsqu’un enfant ne reçoit pas assez de stimuli linguistiques lors de la période critique du développement du langage. Sans langage, le développement d’un enfant stagne. Les effets de la privation de langage peuvent être catastrophiques et permanents. 

La recherche montre que la fenêtre temporelle pour acquérir un premier langage naturel est très réduite et qu’elle se referme inexorablement vers cinq ou six ans. Si un enfant n’est pas suffisamment exposé à un premier langage avant ses cinq ou six ans, il ne maîtrisera jamais complètement une langue.

Avec un peu de chance, notre plan de communication bilingue va l’empêcher de faire l’expérience d’une telle privation. Pour l’instant, tout va bien. À 14 mois, notre fille utilise aussi bien l’anglais parlé que la langue des signes. Malgré sa perte auditive, le développement de son langage est en bonne voie.

En tant que parents entendants, nous avions un peu peur d’apprendre la langue des signes. L’audioprothésiste de notre fille nous a alors conseillé, judicieusement, d’apprendre au même rythme qu’elle. Nous pouvions, effectivement, apprendre au rythme d’un bébé.

Comment nous avons commencé à apprendre la langue des signes

Nous nous sommes procuré du matériel sur la langue des signes pour bébé : programme TV dédié, livres et cartes-éclair. Dans la cuisine, j’ai scotché les mots signés sur les portes des placards pour décrire ce qu’ils contenaient : tasse, cuillère, pain, etc.

Nous avons ainsi appris de nombreux signes du quotidien de manière passive, presque sans effort. Une forme d’apprentissage par osmose visuelle, pourrait-on dire.

Nous sommes relativement occupés depuis que notre enfant est née avec une perte auditive. Entre les séances d’intervention précoce, les séances d’adaptation et les rendez-vous chez les spécialistes, il nous arrive d’être débordés et de remettre à plus tard l’apprentissage de la langue des signes.

Je l’avoue, parfois, les jours passent sans que je n’apprenne un nouveau signe. Mais à d’autres moments, je suis une élève modèle, avide de savoir et de vocabulaire.

Nous pouvons ne pas avoir le temps d’être parfaits mais nous avons le temps d’essayer.

Aides auditives et langue des signes sont la combinaison gagnante.

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