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9 conseils pour camper lorsqu’on est atteint de perte auditive

Il peut être particulièrement angoissant de se retrouver seul au milieu de la nature lorsqu’on n’entend pas bien.

Lorsqu’on entend, on s’en remet grandement à son ouïe et on se tient sur ses gardes au moindre bruit de branches qui craquent, de pas qui crissent, de feuilles qui bougent ou encore de cris d’animaux sauvages. Tous ces signaux sonores que la nature envoie et qu’il peut être bon d’entendre pour sa sécurité. Mais que se passe-t-il lorsqu’on ne peut pas les entendre et/ou que sa sécurité dépend de son audition ? On s’adapte à son nouvel environnement !

Chaque année, lorsque le printemps bat son plein et que l’été approche, l’envie d’être en pleine nature, le plus simplement possible, nous gagne à nouveau. Gamine, ma seule expérience du camping se limitait à une tente plantée dans le jardin. Au fil des ans, j’ai eu l’occasion de pratiquer de plus en plus et j’ai adoré. J’aime camper avec les autres mais cela ne se fait pas toujours ou je profite de ce temps en solo pour faire ce que je veux. Je suis parfois inquiète à l’idée de ne pas entendre quelque chose dans la forêt mais cela ne m’empêche pas de faire ce que j’aime vraiment.

Conseils pour camper lorsqu’on est atteint de perte auditive

 

Voici ce que je fais lorsque je pars seule.

1. Planifier

Comme toujours, tout commence par une bonne préparation ! Cherchez sur Internet tous les campings de la région que vous envisagez de visiter. Faites attention aux infrastructures ou services proposés. Certains sites, rudimentaires, ne sont en fait qu’un simple emplacement où poser sa tente ou son camping-car. Il n’y a généralement aucune structure d’accueil, ni sanitaires, ni eau courante, ni douches, etc. Certains campements peuvent être très fréquentés en été et si quelques-uns sont vastes et offrent une certaine tranquillité, d’autres, plus petits, vous obligent à installer votre tente tout près de celle du voisin. Certains sont proches des commodités et d’autres loin de tout, au milieu de nulle part. Il existe toutes sortes de terrains aménagés. Assurez-vous de savoir ce que propose, en gros, le site que vous choisissez.

Si vous partez camper seul pour la première fois, commencez par une nuit non loin de chez vous. Vous pouvez même planter votre tente dans le jardin ! N’ayez pas peur d’y aller doucement avant de vous aventurer de plus en plus loin. Plus vous pratiquerez et serez au contact de la nature, plus vous gagnerez en confiance.

2. Mettre en sûreté ce qui vous aide à entendre

Lorsque je pars camper, je veille toujours à avoir un endroit sûr et étanche pour ranger mes aides auditives. L’avantage d’un véhicule, si vous partez avec, c’est que vous pouvez y mettre vos affaires à l’abri. Si vous avez choisi l’option randonnée sac-à-dos, une boîte ou un sac étanches peuvent vous sauver la vie. Vous pouvez y mettre aides auditives, téléphone, carte(s) de crédit, etc., sans craindre de les voir être mouillés, volés ou endommagés.

3. Dire à son entourage où l’on va

Informez toujours votre entourage de vos projets. Le téléphone risque de ne pas passer sur le site que vous avez choisi donc préparez-vous à ne pas pouvoir communiquer. Envoyez un message à vos colocataires, vos amis, votre famille ou autre pour leur dire assez précisément où vous allez. Lors de ma dernière sortie, je savais que le téléphone allait très peu capter et j’ai donc donné à ma mère mon itinéraire. S’il m’arrivait quelque chose, elle avait une idée de la région dans laquelle je me trouvais, une information capitale.

4. Prêter davantage attention à ses autres sens

Hé, t’as entendu ? Qui en a besoin lorsqu’on a quatre autres sens extraordinaires ? Utilisez vos yeux, votre odorat et écoutez votre instinct de survie. Il peut être déstabilisant d’être seul dans la nature mais si vous êtes attentif et prenez des décisions éclairées, l’expérience peut être très valorisante, apaisante et contemplative. Lorsque je marche ou campe seule, je balaie constamment du regard mon environnement, à la recherche de signes de vie : empreintes, plantes mangées, excréments d’animaux, etc. Même l’odorat est utile. L’odeur d’animaux en décomposition peut indiquer la présence de prédateurs. Suivez votre instinct et vos sens !

5. Lire les panneaux d’information et parler aux gardes forestiers

On trouve sur la plupart des sites des panneaux d’affichage qui reprennent le règlement, les tarifs mais aussi les dangers de la région et/ou autres informations pertinentes. Ils sont généralement situés à l’entrée du camp ou dans un espace commun comme les sanitaires, les aires de pique-nique, les parkings, etc. C’est là une excellente manière d’être informé et préparé pour votre virée en solo dans la nature. Lisez ces informations, notez-les et appliquez-les. Parallèlement, je discute souvent avec les gardes forestiers et leur pose des questions. Ils sont généralement très bien renseignés, sympathiques et serviables.

6. Partir avec un compagnon à quatre pattes

Ma petite chienne m’est d’une aide précieuse lorsque je campe seule. Il peut être rassurant d’avoir une paire d’oreilles en alerte. Un chien va entendre ce que vous risquez de ne pas entendre. Si un animal sauvage rode dans les parages, vous pourrez le savoir simplement en observant votre chien. Ma petite chienne aboie généralement lorsque des étrangers ou des animaux approchent de notre « propriété ». Lorsqu’elle est calme, je suis calme. Si elle dresse l’oreille, est sur le qui-vive et grogne ou encore aboie, je sais que je dois également être en alerte.

7. Parler à ses voisins ou au gérant du site

Sur certains sites, un gérant, un garde ou une personne qui vit sur place une grande partie de l’année sont présents et s’occupent du campement. Si tel est le cas, n’hésitez pas à vous présenter, à lui dire qui vous êtes et où vous campez. Par précaution, vous pouvez également expliquer ce dont vous pouvez avoir besoin en cas d’urgence. Généralement très accueillants, gardes forestiers et gérants sont ravis d’aider s’ils le peuvent. N’hésitez pas, non plus, à échanger avec les autres campeurs. Se présenter permet parfois de tout simplement se sentir plus à l’aise avec son environnement et ses voisins. Cela peut même être l’occasion de se faire de nouveaux amis !

8. Prendre un max de lampes/lampes de poche

Lorsque je pars camper, je m’assure d’avoir plusieurs sources de lumière. Comme je dépends de la lecture labiale pour communiquer, j’ai besoin de lumière si je dois ‘écouter’ quelqu’un dans le noir. J’ai généralement une lanterne, deux lampes frontales, deux lampes de poche et la lampe de mon iPhone. J’ai une lampe dans ma voiture, une dans mon sac à dos, une dans ma tente, une dans ma veste, etc. Ainsi, je suis sûre de pouvoir voir mes interlocuteurs où que je sois.

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9.      S’amuser !

Cela peut sembler terrifiant de camper seul dans la nature mais n’oubliez pas que vous êtes fort et malin ! Profitez-en, soyez curieux et appréciez la beauté de ce qui vous entoure.

 

Et vous, quels conseils donneriez-vous pour camper ? N’hésitez pas à les partager en commentaires !

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